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Maison De La Culture : Terrains Glissants

Maison de la Culture : terrains glissants

Pour la Maison de la Culture, les dérapages sur terrains glissants s’accumulent. Après le coût global de la construction, qui a glissé de 27,8 à 32,3 millions d’euros en septembre dernier, le pilotage en terrain glissant concerne désormais :

  • l’éthique ou à tout le moins la transparence sur le financement
  • le calendrier du chantier
  • les coûts futurs et leur insertion dans le budget de la ville.

Un “pacte de don manuel”, c’est à dire une convention de mécénat d’un montant de 150 000  €, entre la société Suez Groupe et la ville de Bourges était présenté au conseil municipal de ce 27 mars. J’ai posé des questions précises :

– en quoi ce pacte se distingue d’une contrepartie demandée à une entreprise dans le cadre de la passation d’un marché ? Cette option que le maire avait revendiquée lors de la réunion de présentation du projet Maison de la Culture le 19 décembre 2014 à l’Auditorium devant des centaines de personnes est totalement illégale, comme l’avait relevé le même jour Agnès Sinsoulier-Bigot ;

– comment se répartira, entre la ville et la Maison de la Culture, la charge des contreparties, s’élevant à 37 500 €,  demandées par la société dans le cadre de ce pacte ? L’Etablissement Public de Coopération Culturel qui gère la Maison de la Culture en a-t-il été informé ?

En l’absence de réponses, nous avons refusé de participer au vote.

Concernant le calendrier du chantier, c’est un dérapage qui nous a été annoncé ce soir. La livraison du bâtiment avait été annoncée pour juin 2020 avec un début de saison en octobre 2020 dans les nouveaux locaux. La livraison est reportée “à l’automne” et la saison 2020/2021 démarrera donc hors les murs. Les affirmations successives sur l’absence de retards de travaux étaient donc fausses. Venant du maire, on peut les qualifier de mensongères.

Restait donc à aborder les coûts futurs concernant le fonctionnement de la Maison de la Culture. J’ai interrogé le Maire sur les montants sollicités par la structure. Je ne trouve en effet pas illogique d’envisager une augmentation raisonnable du budget artistique pour valoriser l’équipement : cela vaut pour tous. Combien, pour quel projet et surtout avec quelles compensations sur les coûts de fonctionnement d’un équipement neuf réputé performant, c’est la réponse que j’attendais. Les sommes annoncées semblent éloignées de ce raisonnement global : La Maison de la Culture sollicite 1,6 millions d’euros en plus dont la moitié provenant des collectivités locales (l’autre moitié, sans doute, de l’Etat ?) et plus précisément 350 000 € de la ville. Evidemment, cette somme doit être précisément expertisée et négociée et l’implication de l’Etat reste à garantir. Mais concernant la ville, comment cela rentrera-t-il dans un budget de fonctionnement aujourd’hui plafonné par l’Etat, sans affecter d’autres lignes de fonctionnement ? Pas de réponse. On va vite regretter que l’équipement n’ait pas été transféré à l’agglomération …

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