Irène Félix

Conseillère départementale du Cher, Conseillère municipale de Bourges

Conseil municipal

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Le conseil municipal était assez largement consacré à la fixation des tarifs municipaux pour 2016, des tarifs à peu près tous en hausse de 2,5 % et plus. Cette hausse accumulée d’année en année devient pesante pour ceux qui veulent utiliser les services et salles municipales. Nous avons aussi échangé sur les modalités d’utilisation des salles municipales, avec un accent particulier sur l’utilisation de la maison des associations et celle du hameau de la fraternité dont les horaires d’utilisation ont été restreints.

Une délibération portait sur l’avis du Conseil municipal sur l’ouverture d’un certain nombre de magasins 9 à 12 dimanches par an. Comme nous l’avions fait il y a dix jours au Conseil communautaire de Bourges Plus, nous avons voté contre. La loi prévoit la consultation des partenaires sociaux et l’avis des conseils municipaux : elle envisage donc qu’un accord d’ouverture ne soit pas systématiquement acquis. Nous ne pensons pas que l’ouverture de grands surfaces alimentaires, de jouets ou d’habillement apporte à la vie économique et sociale berruyère. Il nous semble au contraire nécessaire de préserver, autant que faire se peut, des temps où l’on existe et où l’on vit autrement que comme consommateur.

Plusieurs délibérations portaient sur la mutualisation de services, à l’échelle de l’agglomération ou en lien avec les organismes départementaux. Nous sommes favorables à ces mutualisations mais nous alertons la municipalité sur l’accompagnement nécessaire du personnel. Nous sommes soucieux des conditions de travail et des ambiances de travail pour l’ensemble des agents.

Dernier débat : l’avenir de l’agglomération. Ce n’est pas la première fois que j’évoque cette question. Il est important que ce débat ait lieu, dans les différentes instances concernées, pour que les idées avancent. Je constate qu’un certain nombre des propositions que j’ai faites cheminent. Pour d’autres, il faudra encore insister.

Nous sommes, je le crois, d’accord les uns et les autres pour combattre la tentation de l’immobilisme. Nous sommes d’accord sur la nécessité de faire bouger l’agglomération et, par conséquent son périmètre. Nous sommes désormais d’accord, après des propositions diverses, pour recentrer le débat autour de Bourges, sans chercher à englober Vierzon. Le périmètre n’est pas fixé mais évoquer comme je le fais depuis plusieurs semaines, la Septaine, Fercher, peut-être les Terres vives, peut-être au-delà, semble de plus en plus partagé. Voir plus loin, vers Vierzon, vers Châteauroux, doit pouvoir se faire sans passer par l’intercommunalité, par exemple sous forme de « réseau de villes », permettant des conventions de coopération entre nos bassins de vie. Voilà pour les accords.

A gauche, nous insistons, au-delà du périmètre, sur le projet. Je regrette la faiblesse des propositions du Maire à ce sujet. J’ai réitéré mes propositions dont je suis convaincue qu’elles peuvent fédérer : rajeunir en intégrant les communes où vivent les jeunes ménages et penser les politiques publiques en conséquence ; renforcer le poids économique et singulièrement le pôle de défense avec ses industries associées ; valoriser les services de haut niveau (hôpital, enseignement supérieur, …) ; afficher une ambition culturelle en prenant la compétence culture à l’échelle de l’agglomération.

J’ai complété ces propositions à la lumière des deux grands événements du week end dernier. L’agglomération devrait aussi travailler sur la complémentarité entre ville et communes rurales, pour contribuer à inclure le monde rural dans les dynamiques urbaines, lutter contre la désespérance et ainsi faire reculer le FN. Elle a le devoir de penser notre contribution aux objectifs de la COP21 pour lutter contre le réchauffement climatique.

Je suis convaincue que l’ensemble de ces propositions seront fédératrices pour l’agglomération de demain.

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