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Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance

Une fois par an, le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), présidé par le maire, est réputé se réunir en session plénière. Cela faisait 19 mois que cela n’avait pas été le cas.

Ce conseil est l’occasion, à chacune de ses réunions, de revenir sur les chiffres d’évolution de la délinquance à Bourges. Ceux de 2018 sont marqués par une augmentation significative des atteintes à l’intégrité physique des personnes et des escroqueries et infractions économiques et financières (surtout des vols de chéquiers) et par une baisse des atteintes aux biens et des infractions de voie publique.

La nouveauté, c’est la présentation d’un plan local de sécurité et de prévention de la délinquance. Point positif : l’écriture de ce document a été l’occasion pour la ville, les services de l’Etat et différents partenaires de définir le sens de leur partenariat et d’établir des priorités. Point négatif : on se demande pourquoi cela n’existait pas … Le document dit crûment que le partage des informations n’était “pas à la hauteur de l’enjeu” et “limit(ait) le caractère opérationnel et global de la stratégie du CLSPD” et, plus loin, qu’il n’y avait “aucune structuration des actions de prévention de la délinquance” et “aucune démarche d’évaluation“. A un an de la fin de mandat, il était sans doute temps.

Heureusement, le document est correctement construit. Ce qui n’exclut pas de regretter quelques manques de précision ou de souligner les points pour lesquels j’espère que la majorité en place dépassera les déclarations d’intention pour passer aux actes.

Le plan déplore à plusieurs reprises le manque d’éducateurs spécialisés sur le terrain. Je partage ce diagnostic. Le conseil départemental a taillé dans les financements de l’association des clubs et équipes de prévention dès 2015. J’ai donc interpelé l’élu de la majorité départemental qui était présent à la réunion. Sans suite, évidemment. Mais, en politique, il faut savoir taper plusieurs fois sur le même clou.

Le plan fixe des objectifs spécifiques à chaque quartier de Bourges. L’exercice pourrait présenter un certain intérêt. Mais il ne me paraît pas abouti et surtout très maladroit. Il donne l’impression que seuls les jeunes du centre ville et de la couronne conduisent des actions qui méritent d’être valorisées, ceux du Val d’Auron et des quartiers nord n’étant que des brûleurs de poubelles. Que les actions en faveur de l’enfouissement des poubelles ou pour réduire les utilisations conflictuelles des espaces soient importantes, évidemment. Mais il reste, à la lecture, une triste vision du potentiel de la jeunesse des quartiers populaires.

J’ai exprimé mon inquiétude sur la menace de suppression du poste de correspondant social au commissariat. Ce poste est pourtant très précieux pour accueillir les personnes victimes de violence, notamment intrafamiliales, les orienter et éviter parfois des actes plus violents.

Conseil après conseil, je regrette le manque d’ambition affichée, comme le manque de résultats, en matière de lutte contre les trafics de stupéfiants. Les propos sur ce sujet sont toujours particulièrement lénifiants. Que la Police fasse mine d’ignorer les lieux de deal – alors même que ce commerce se fait au grand jour et que la ville est bardée de caméras – me met régulièrement en colère. Négliger les effets désocialisants dramatiques que l’économie de la drogue produits sur de trop nombreux jeunes est dramatique.

 

 

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