Irène Félix

Conseillère départementale du Cher, Conseillère municipale de Bourges

Conseil départemental : la fin de la gratuité des transports scolaires

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A droite, toute : c’est ce que je retiens de la session d’aujourd’hui de l’assemblée départementale.

La majorité départementale, de droite, a décidé aujourd’hui la fin de la gratuité des transports scolaires. Désormais, les parents devront s’acquitter de 60 € par enfant en année pleine. En 2005, nous avions pris la décision inverse pour garantir la gratuité de l’accès à l’école et l’égalité entre les familles, en ville et à la campagne. C’est la première décision significative de cette nouvelle majorité : c’est une régression.

Autre nouvelle qui inquiète : à la suite du regroupement des services administratifs départementaux dans une « pyramide » (route de Guerry), les services des maisons des solidarités de Fulton, Aéroport et Val d’Auron pourraient être regroupés dans l’actuelle Direction des Solidarités, rue Heurtault de Lamerville (derrière la gendarmerie). Ces services ne remplissent pourtant pleinement leur mission que s’ils sont d’accès facile pour des personnes fragiles et précaires : ce ne serait plus le cas. S’agirait-il de rendre plus difficile l’accès aux droits pour baisser artificiellement la demande sociale comme le font tant de départements de droite ? J’ai alerté fermement sur ce point.

Dans le domaine des symboles ensuite, le Président du Conseil départemental se voit en grand organisateur de messes à Noirlac. Il me semble que le département a bien mieux à faire que de s’emmêler les pinceaux dans une affaire de ce genre. Cela révèle une grande confusion sur ce que doit être le rôle d’une collectivité publique dans un Etat laïc. Cela n’interdit évidemment pas la musique religieuse, comme la musique profane, dans l’abbaye.

Enfin, nous constatons que pour le Cher comme pour Bourges, la droite, sous couvert de bonnes intentions, est ultra-frileuse pour se prononcer en faveur de l’accueil de réfugiés. Elle se retranche dans une attitude d’attente des initiatives de l’Etat et refuse de s’impliquer pour fédérer des moyens et des énergies, bref, pour faire de l’accueil des réfugiés une cause commune et une source de fierté solidaire. Dommage. Et si on relit ce point au précédent, inévitablement, on pense à Tartuffe …

 

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