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Démographie

Il est évidemment désagréable de commencer l’année sur de mauvaises notes. Les dernières informations de l’INSEE concernant la population de Bourges et de son agglomération doivent cependant être commentées. Pour en prendre clairement la mesure.

Au cours des cinq dernières années, Bourges a perdu 1047 habitants. “Encore perdu” pourrait-on dire. Nous étions 65 555 en 2016, derniers chiffres connus. Nous étions 66 602 en 2011. 72 434 en 1999. Etc …

L’agglomération aussi, perd des habitants. Et c’est plutôt nouveau. Jusque là, la croissance démographique des communes périphériques de Bourges compensait tant bien que mal la décroissance berruyère. Ce n’est plus le cas si l’on considère la même période de cinq ans. Entre 2011 et 2016, l’agglo perd 112 habitants. Et 367 en un an, entre 2015 et 2016.

Le mouvement d’éloignement se poursuit, avec des communes qui se portent plutôt bien à 20 ou 30 km de Bourges, en particulier sur les Hautes Terres du Berry et sur la Septaine. Quant à la population du département, elle tend, elle aussi à diminuer.

Les conséquences ne se font pas attendre. Fin décembre, la région adoptait un schéma régional de développement pour les années futures, le SRADDET (Schéma Régional d’Aménagement de Développement Durable et d’Equilibre des Territoires). Ce schéma traduit la vision régionale sur son territoire, les moteurs à actionner, les solidarités à construire. Pour la première fois, dans un document de ce type, il n’est plus question de “Bourges, troisième pôle de la région Centre Val-de-Loire”. Les choses sont dites sans détour. La région a deux métropoles, Orléans et Tours. Bourges ne joue pas dans la même cour.

On le savait depuis longtemps mais l’illusion n’est plus permise. Sans doute par manque de poids politique des élus locaux majoritaires dans les différentes collectivités, singulièrement du maire de Bourges. Mais aussi parce que c’est la triste réalité.

Plus que jamais, il importe que Bourges fasse des choix. Etre une ville moyenne, ce n’est pas être condamné à avoir des ambitions moyennes. Mais c’est être obligé à des choix pertinents et d’excellence. Cette idée que j’ai déjà développée (appelant, notamment, à s’appuyer sur les filières armement/risques/matériaux et culture/émergence – j’ajouterais aujourd’hui énergies durables/patrimoine naturel/pôle alimentaire local) est plus que jamais d’actualité.

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