Irène Félix

Conseillère départementale du Cher, Conseillère municipale de Bourges

23/04/2017
de irenefelix
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Présidentielles premier tour

Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle pour le candidat du PS était attendu. Il n’en est pas moins consternant. Nous nous déchirerons sans doute une nouvelle fois sur l’interprétation à avoir de ces chiffres. Ce qui est sûr, c’est que plus encore que le soutien de telle ou telle personnalité, c’est le soutien des électeurs qui a manqué.

S’il faut trouver des aspects positifs à cette élection, j’en vois trois :
– les Français s’intéressent toujours à la politique, c’est à dire à la démocratie, c’est à dire à ce qui fait leur vie en commun ;
– Marine le Pen est certes qualifiée au second tour mais son score et sans doute moindre que ce qu’elle espérait ; il reste très en deçà à Bourges ;
– je préfère avoir à voter Macron que Fillon au second tour. Et je préfère savoir mon pays tourné vers l’avenir que vers le repli. Même s’il faut espérer peser pour que cet avenir n’oublie personne.

Je voterai donc, sans hésitation et sans aucun état d’âme pour Macron au second tour. On ne peut pas considérer que le Front National est un danger pour la République et refuser de s’engager pour le contrer. Les considérations stratégiques du genre « mais si on fait cela, ce sera le FN la prochaine fois » sont de piètres excuses pour ne pas prendre ses responsabilités.

A nous, à gauche, de trouver, dès les législatives et surtout dans les années qui viendront, la façon de nous réinventer.

Pour Bourges, les résultats sont sur le site de la ville. Une ville au fond bien plus optimiste qu’on ne le dit parfois. Ca aussi, c’est plutôt une bonne nouvelle.

20/04/2017
de irenefelix
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Pour dimanche, deux priorités : sauver l’Europe et sauver la sécurité sociale

Dans le contexte de confusion extrême et de risque majeur qui est celui de cette veille d’élections, je propose aux électeurs socialistes d’avoir en tête deux priorités : sauver l’Europe et sauver la sécurité sociale.

Pourquoi ? Pour une raison simple : ce que la loi peut faire, une autre loi peut le défaire. Cela peut être plus ou moins grave – parfois fort grave, j’en conviens et le redoute – mais on peut raisonnablement espérer corriger le tir lors d’un prochain scrutin.

Mais refaire l’Europe quand on l’aura défaite c’est à dire quand le nationalisme l’aura emporté ? Refaire la sécurité sociale quand elle aura été livrée au secteur privé, directement ou insidieusement en raison de comptes par trop déséquilibrés ?

Bien sûr il faut faire évoluer l’Europe. Rapidement. Pour la zone euro, pour la défense européenne, pour le droit du travail au sein de l’union, pour les convergences sociales et fiscales, pour l’agriculture et la recherche, pour l’équipement de notre continent, pour la coopération avec les pays du sud et singulièrement avec l’Afrique, …

Mais ne tournons pas le dos à l’Europe : « le nationalisme, c’est la guerre« , disait Mitterrand à l’issue de ses deux septennats.

Alors ne votons pas pour ceux qui déferaient l’Europe. Et veillons de près à la sécurité sociale.

Est-il nécessaire de préciser que Benoit Hamon remplit, bien sûr, ces deux critères ?