Irène Félix

Conseillère départementale du Cher, Conseillère municipale de Bourges

21/02/2018
de irenefelix
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La licence professionnelle « Expertise Mesures Environnement » ouvrira à Bourges !

Cette fois, ça y est : la licence professionnelle « Expertise Mesures Environnement » de l’IUT de Bourges ouvrira bien l’an prochain. On a gagné ! Partiellement, certes, mais on a gagné.

C’est d’abord le résultat de l’intense mobilisation de cet automne conduite en se serrant les coudes, étudiants , enseignants (coup de chapeau particulier à Gérard Poisson, directeur de l’IUT et à Madame Fève, responsable de la licence qui a fournit sans relâche des arguments et dossiers), syndicats, entreprises, élus (merci en particulier aux élus régionaux pour leur mobilisation, Philippe Fournié Anne Besnier, François Bonneau). Cette mobilisation a, je le crois, fait bouger les lignes. Merci aux plus de 4000 personnes qui ont signé la pétition, sur internet ou dans la rue.

Je le dis très courtoisement aux députés du Cher : de vous, nous attendions autre chose. Car cette victoire partielle se fait au prix de la perte de deux autres licences professionnelles et de la restriction du nombre de places ouvertes dans d’autres filières pour tenir les budgets. Face aux difficultés financières abyssales de l’université d’Orléans, nous attendions une implication financière exceptionnelle – partielle sûrement mais nécessaire – de l’Etat. Elle n’est pas venue.

Il reste aux entreprises du Cher à l’impliquer aussi en proposant des contrats d’apprentissage … et aux étudiants à s’inscrire !

20/02/2018
de irenefelix
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Vers un centre aqualudique à Bourges Plus

Je m’attarderai ici sur deux points qui ont occupé le conseil communautaire ce soir. En premier lieu, le choix de nouvelles compétences (on pourrait dire de nouvelles missions) : la « création et gestion de centres aqualudiques créés par l’agglomération » et la « création et gestion de centres de congrès créés par l’agglomération ». En second lieu, conséquence de la première délibération, le choix de poursuivre des études sur un projet de centre aqualudique, le centre de congrès étant reporté ultérieurement.

Le dossier est technique. Je vais tenter d’en mettre en évidence les enjeux.

Le premier enjeu, bien sûr, c’est l’équipement. Ce type d’équipement est apprécié des jeunes et des moins jeunes et il n’existe pas sur l’agglomération. Avec la perspective de développement du « sport sur ordonnance », il peut remplir un rôle complémentaire utile. Nous l’avions inscrit, en 2014, dans notre programme municipal : nous ne rejetons pas cette idée. Nous avons donc voté la poursuite des études, indispensables pour y voir plus clair en matière financière.

Le deuxième enjeu, bien sûr, est financier. Les premières ébauches faites en juin nous annonçaient des montants, manifestement très sous-estimés d’investissement : de 5 à 11 millions d’euros selon les hypothèses. Huit mois plus tard, on nous annonce une fourchette de 18 à 22 millions d’euros dont 15 à 18 de travaux, beaucoup plus proche de ce qui est constaté ailleurs. Aujourd’hui, ce sont les hypothèses de fonctionnement qui demanderaient à être affinées. Il est en effet indispensable de décider en toute connaissance des enjeux financiers.

Mais je reconnais avoir un doute : ce projet n’est-il pas lancé cinq ans trop tard ? Avec les restrictions financières drastiques de ces dernières années et l’encadrement financier tout aussi drastique qui se profile pour l’avenir, les choix exigent de plus en plus de précision. Quels sont les investissements prioritaires pour Bourges Plus ? Nous les aimerions renforcés dans les domaines de l’environnement et de la maitrise des énergies. Quelles sont les économies possibles dans le fonctionnement de l’agglomération ? Même la mutualisation des services en a peu produit à ce jour.

Au fond, troisième enjeu, c’est la soutenabilité à terme des investissements qui est posée. Non pas pour ne plus investir. Mais pour investir mieux. Soutenabilité financière mais aussi environnementale, économique, sociale. Soutenabilité à l’échelle d’un territoire qu’il faut sans doute penser plus vaste que Bourges Plus. Cette question se pose de façon de plus en plus pressante à tous les élus. Et donc aux citoyens.

La fréquentation de ce nouvel équipement va sans doute affecter la fréquentation des autres piscines de l’agglomération – et des centres aqualudiques des villes voisines. Nous avons regretté que l’agglomération ne choisisse pas de reprendre à son compte l’ensemble des piscines de Bourges, Saint-Doulchard et Saint-Germain ce qui lui aurait permis une gestion sans doute plus pertinente de l’ensemble de ces équipements. J’espère que le projet du maire de Bourges n’est pas de profiter de ce moment pour remettre en question la pérennité de la piscine des Gibjoncs. Et de faire alors une belle opération financière aux dépens de Bourges Plus d’une part, et des habitants des quartiers nord de la ville d’autre part. A suivre.