Irène Félix

Conseillère départementale du Cher, Conseillère municipale de Bourges

25/08/2016
par irenefelix
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Séminaire de formation des élus : les valeurs de la République au cœur de la réflexion

A l’occasion du séminaire de formation des élus, j’avais le plaisir d’animer une table ronde sur les valeurs de la République dans les territoires. Un sujet évidemment très sensible dans la période présente.

Je l’ai introduite sur le constat suivant : nous sommes tous bousculés pour dire ce qu’est la République. Qu’est-ce qui nous rassemble, nous transcende si nous refusons l’image rétrécie et caricaturale de notre identité véhiculée par la droite ? Comment dire notre engagement pour la liberté, pour l’égalité, contre le racisme, le sexisme, les discriminations sans faiblir sur la neutralité des acteurs publics et l’exigence de vivre ensemble ?

Pour François Rebsamen, président de notre fédération d’élus, nous devons agir autour de trois engagements fondamentaux : laïcité, lutte contre les discriminations, respect des diversités. Alain Richard, sénateur, retient deux clés : la citoyenneté et pour la partager et apprendre à la vivre, le service public. Le propos de Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur très vivement applaudi, portait sur trois thèmes principaux : la laïcité, les moyens de la puissance publique et de sa sécurité, la lutte contre les radicalités.

– la laïcité, dans ce qu’elle est neutralité de l’Etat et libertés individuelles. J’ai apprécié les mots et les idées, fortes et claires, portées par le Ministre.
– les moyens de la puissance publique : rappelons que ceux qui appellent de leurs vœux avec bruit plus de police sont ceux qui ont diminué les effectifs de police et gendarmerie et désorganisé le renseignement en France. Depuis 2012, les effectifs de police ont augmenté et c’était nécessaire.
– la lutte contre les radicalités, c’est tout particulièrement, dans cette période, la lutte contre le radicalisme islamique. Bernard Cazeneuve a fait appel aux élus pour leur connaissance des territoires pour accompagner l’engagement de l’Etat dans des programmes de dé-radicalisation.

Alors que le PS a été empêché de tenir sa traditionnelle université de rentrée, il était crucial que les élus socialistes puissent se réunir, travailler et se former ensemble. Je suis fière que la FNESR soit à l’origine de ce moment de réflexion de haute tenue.

18/08/2016
par irenefelix
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Retour sur l’abattoir de volailles de Blancafort : un enjeu territorial

Au début de l’été, la Chambre d’Agriculture organisait, avec l’abattoir de Blancafort, des réunions d’information à destination des agriculteurs sur la filière dindes.
Prétendre qu’il s’agirait là d’une filière de haut-de-gamme et d’authenticité du produit serait évidemment un leurre. Pour autant, c’est bien un enjeu territorial, pour le Cher, que de développer l’élevage de volailles.
En 2012, l’abattoir de Blacafort, qui appartenait alors au groupe Doux, était menacé de fermeture. Une forte mobilisation à laquelle j’avais contribué avait permis de maintenir cet outil moderne, contribuant largement à l’emploi dans le secteur. Or, pour des raisons historiques, l’abattoir s’alimentait fort peu en volailles produites en proximité. Un des paris des repreneurs était d’y remédier et de développer une filière en région Centre, proche de la région parisienne. Dans notre région, la concentration des élevages n’est pas telle qu’elle pose, comme dans l’ouest, de très sérieux problèmes environnementaux. On peut même défendre que la complémentarité entre élevage et culture (aliment, réutilisation des fumiers pour amender les sols, répartition des risques économiques…) pourrait utilement s’illustrer à cette occasion.
Or le développement des élevages ne s’est guère fait jusqu’à ce jour. Les graves difficultés de la moisson dans le Cher susciteront-elles des envies de diversification ? ou au contraire, bloqueront-elles tout nouvel investissement ? Je ne sais. Mais je suis convaincue, de longue date, que l’ensemble des acteurs publics et professionnels doivent porter ce projet s’ils ne veulent pas se retrouver à nouveau, au cœur d’un été, à devoir se battre pour éviter la fermeture du site.
Faut-il accompagner le projet d’un enjeu de montée en gamme pour séduire le territoire ? C’est aux acteurs économiques d’y travailler.