Irène Félix

Conseillère départementale du Cher, Conseillère municipale de Bourges

07/08/2018
de irenefelix
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L’INERIS lance une enquête auprès des consommateurs sur les produits chimiques

L’Institut National des Risques Industriels (INERIS) participe à un projet européen pour mieux informer les consommateurs sur les produits chimiques présents dans les produits de consommation courante. Un questionnaire grand public a été mis en ligne pour savoir comment rendre cette communication efficace. N’hésitez pas à aller voir et à donner votre avis. J’ai donné le mien.

Ce projet est, dans le contexte règlementaire, intéressant. Mais ce contexte pose une question de fond.

Solliciter l’expertise d’usage des citoyens pour savoir comment ils s’informent et quels choix ils feraient s’ils étaient informés, cela fait partie de la mission de l’institut et c’est intéressant. Se dédouaner de réglementer en se contentant d’informer les consommateurs réputés libres d’acheter ou non des produits, c’est une option pour les décideurs politiques en Europe qu’on devine à travers l’enquête et qui serait nettement plus critiquable. Il s’agit quand même, nous dit-on de « substances extrêmement préoccupantes » !

Le consommateur comme arbitre de ce que le politique n’a pas le courage de règlementer, c’est à la fois une démission politique et l’assurance de graves inégalités dans l’exposition aux risques.

Pour mémoire, j’ai été nommée à la Commission d’Orientation de la Recherche et de l’Expertise de l’INERIS, comme élue. Mon rôle est d’y porter un regard citoyen. Ce que je fais en diffusant à la fois le lien vers cette étude et mon analyse.

05/08/2018
de irenefelix
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Tourisme : Bourges doit être plus « pro »

Le tourisme est un secteur économique archi-concurrencé. C’est pure naïveté que de penser qu’il s’agit d’emplois « non-délocalisables ». Certes, notre cathédrale ne partira pas pierre après pierre vers d’autres cieux. Mais les touristes, eux, peuvent à tout moment choisir mille autres destinations pour rêver. Donc il faut être très professionnel : attirer sur les bons arguments, accueillir, retenir.

Je voudrais illustrer ce propos en soulignant quelques ratés persistants à Bourges. Sans revenir sur le plus connu : le démarrage des nuits lumières avec un à deux mois de retard sur la saison.

La cathédrale de Bourges est magnifique, de l’intérieur comme de l’extérieur. Son portail principal, dit « du jugement dernier », est à la fois une superbe œuvre d’artistes et un témoignage de ce qu’était la foi des bâtisseurs de cathédrales et de leurs commanditaires au XIII ème siècle. Il peut intéresser un très large public.

Quand on visite Bourges en soirée, ce portail est plongé dans le noir alors que les étages supérieurs de la cathédrale sont bien mis en valeur par un éclairage ad hoc. Les lumières sur le parvis qui existaient auparavant et éclairaient ce portail et les deux adjacents sont en panne depuis des mois ou des années. L’inauguration des nouvelles « nuits lumières » n’y a rien changé. Pour combien de temps encore ? Je glisse au passage qu’il n’est pas forcément nécessaire d’avoir des illuminations très scénarisées : le portail se suffit à lui-même.

Autre bizarrerie qui dure : la signalétique des parkings. Bourges a adopté récemment un système qui existe de longue date dans toutes les villes touristiques. Ce système, indiquant les parkings et le nombre de places disponibles, devrait être efficace. Pas de chance : un panneau indique que le parking de la mairie est fermé quand trente mètres plus loin, on constate qu’il est ouvert. On voudrait dissuader les touristes de boire un verre en ville, on ne s’y prendrait pas autrement …

Des détails ? Disons, un état d’esprit qui montre combien la ville et aujourd’hui l’agglomération peinent à s’emparer du fait touristique et à considérer l’économie qui va avec.